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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 17:12

Saint-Evarzec. Monique-Ranou : la charcuterie ne connaît pas la crise

La SCO Monique-Ranou, l’usine Intermarché de Saint-Evarzec (580 salariés), près de Quimper (Finitère), va bien. Un chiffre d’affaire de 175 millions d’euros en progression de 7 %. 46 000 tonnes de production annuelle (+5 %). « Dans le contexte de la crise, les produits de charcuterie tirent leur épingle du jeu, constate Jean-Pierre Ropars, le président. Ce sont des produits pas très chers qui nourrissent. »

 

En 2011, Monique Ranou a démarré un projet d’investissement de 8 M € pour faire passer sa production annuelle à 260 millions de saucisses (cocktails et knacks). L’ensemble de la chaîne de production va être remplacé d’ici 2 013. Un nouveau four sera capable de cuire 4 tonnes à l’heure au lieu de 2,5 tonnes actuellement. La capacité de production passera de 70 000 à 110 000 saucisses à l’heure.

 

Et en 2012 ? Un déménagement en Ille-et-Vilaine des ateliers lardons est programmé en 2014. « Et nous travaillons aussi sur une nouvelle plateforme expédition de plusieurs unités du groupe à l’Est de la Bretagne. Tous ces projets seront sans impact sur l’emploi », assure le président.

 

Ouest France - Économie dimanche 22 janvier 2012

Par Syndicat de la charcuterie - Publié dans : Industrie charcutière
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 22:30

Course au moins-disant social à Bruxelles

Bouchers roumains pour abattoirs bretons

 

Même les prévisions les plus optimistes tablent sur un regain du chômage dans la quasi-totalité des pays européens. La course à l’emploi qui en résulte favorise la mise en concurrence des salariés, le patronat jouant sur les différences de protection sociale. En Bretagne, dans les abattoirs, les bouchers polonais ou roumains ont fait leur apparition.

Massés contre les parois de bétaillères roulant à vive allure entre Saint Brieuc et Rennes, des cochons par centaines partent pour les immenses abattoirs de la région Bretagne. Porcs, bœufs mais aussi volailles : l’industrie de la viande fait vivre ce territoire autrefois rural, devenu fer de lance de l’agroalimentaire français. A Lamballe, petite agglomération des Côtes-d’Armor, les hangars de la Cooperl Arc Atlantique dominent le paysage. Le groupe coopératif, fort de quatre mille trois cents salariés, débite six millions de cochons par an. Ici, « on sait ce que l’on doit à l’agroalimentaire et à l’agriculture. Le nombre de personnes qui ont travaillé, qui vont travailler ou qui vivent grâce à la Cooperl est énorme, affirme le maire de la ville, M. Loïc Cauret. On est vraiment dans une situation de ville ouvrière, avec tout ce que cela veut dire en termes de dureté du travail. » Les ouvriers du coin se disent « Cooperl », « Kermené » ou « Stalaven », selon qu’ils travaillent dans l’un ou l’autre des abattoirs qui se succèdent sur une distance de trente kilomètres. Ici, on se gargarise volontiers du faible taux de chômage : entre 6 % et 7 % selon les années, bien loin des 9,9 % de moyenne nationale.

Selon la direction de la Cooperl Arc Atlantique, il est même devenu difficile de recruter ; d’où le renfort permanent d’intérimaires en pagaille. Parmi eux, depuis 2007-2008, de plus en plus de Roumains, Polonais, Slovaques, Tchèques, qui prennent le relais des Africains arrivés il y a vingt ans. « Nous travaillons déjà avec quinze sociétés d’intérim françaises, et cela ne suffit pas, confirme le directeur de la coopérative, M. Emmanuel Commault. Nous souffrons aussi de la mauvaise image du travail dans les abattoirs. Et donc, oui, nous faisons parfois appel à des étrangers. »

Délocalisation sur place

 

Car si les abattoirs embauchent à tour de bras, la rotation des salariés est très élevée. « C’est un travail pénible, et qui génère pas mal de maladies professionnelles », explique M. (...)

 

Le Monde Diplomatique - novembre 2011

Par Syndicat de la charcuterie - Publié dans : Industrie charcutière
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 22:26

Gros malaise dans les abattoirs de porcs de l'Ouest. Selon le Syndicat national du commerce du porc (SNCP), l'année 2011 a été catastrophique pour le secteur qui aurait perdu 100 millions d'euros.

Rien ne va plus chez les abatteurs-découpeurs bretons. À en croire le SNCP, c'est un secteur très fragilisé qui aborde cette année nouvelle. «Il se doit de réagir vite, pour ne pas entraîner d'autres maillons dans les difficultés», prévient Paul Rouche, son délégué général. La perte globale cumulée serait de 100millions d'euros sur un chiffre d'affaires global de 20milliards d'euros. «L'ampleur des pertes fait vaciller certains outils», indique le syndicat. L'abattage-découpe emploie 20.000 salariés en Bretagne. En cause: la hausse du prix du porc qui a augmenté en moyenne de 14% l'année dernière et que les abatteurs ne parviennent pas à répercuter à leurs clients salaisonniers ou distributeurs. «Les entreprises d'abattage de porcs sont prises en étau entre des cours à la production à leur plus haut niveau depuis dix ans et un secteur aval transformation-distribution qui maintient une pression permanente pour contenir l'envol des prix. L'export même actif ne peut à lui seul rétablir des comptes à ce point déséquilibrés», résume Paul Rouche.

«Des lois sociales d'une autre époque»

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/porc-les-abattoirs-bretons-au-bord-de-l-asphyxie-06-01-2012-1556118.php



 

Par Syndicat de la charcuterie - Publié dans : Industrie charcutière
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 22:22
Par comparaison, le groupe Tönnies Fleisch, le numéro un germanique de l'abattage, traite 16 millions de porcs par an, contre 5 millions pour Cooperl Arc Atlantique, le premier français. Philippe Chérel.
Par comparaison, le groupe Tönnies Fleisch, le numéro un germanique de l'abattage, traite 16 millions de porcs par an, contre 5 millions pour Cooperl Arc Atlantique, le premier français. Philippe Chérel.

L'industrie de la viande porcine dans le rouge

 

La Cooperl Arc Atlantique, à Lamballe, s'alarme du dumping social allemand, qui met, selon elle, les abattoirs dans une situation dramatique. Le n°1 français s'inquiète aussi pour les emplois.v
Entretien

On dit que les abattoirs français ont perdu 100 millions d'euros en 2011. La situation est grave pour vous, numéro 1 en France ?

Nous sommes touchés de plein fouet. La situation est dramatique pour l'industrie de la viande porcine française à cause du dumping social allemand. Depuis 4 ans, la crise de rentabilité au niveau des éleveurs est cruciale, mais la crise est aussi violente du côté des outils industriels. Concrètement, ça se traduit par une guerre effrénée entre les outils en Bretagne et c'est le plus faible qui tombera. Nous, on sera à l'équilibre, on communiquera les chiffres en juin, mais nous sommes l'exception. Les 2/3 des opérateurs en abattage et transformation seront dans le rouge.

Y a-t-il des menaces pour l'emploi à la Cooperl ?

Oui, nous sommes inquiets. Mais nous avons quelques années devant nous à la Cooperl. Il y a des restructurations envisagées chez nous, mais ça se fait de manière extrêmement lente. On essaie de progresser tous les jours face à la concurrence allemande, mais si on ne progresse pas, on va être menacé. En dix ans, on a vu progresser la production porcine allemande de 36 millions à 60 millions de porcs, alors que chez nous elle reste stable entre 25 et 30 millions... Donc pour l'heure, il n'y a pas de plan social à la Cooperl, on a du sursis mais il faut régler les fondamentaux.

Qu'est ce qui fait la force de l'Allemagne ?

Il y a une grave distorsion de la concurrence : les Allemands font travailler des étrangers payés au prix de leur pays d'origine, 7 € de l'heure quand nous avons un coût de revient de l'heure de 20 €. Cette distorsion, à elle seule, créé un mieux de 5 € par porc en Allemagne. Si on ramène sur notre capacité d'abattage, 5 millions de porcs, sur nos trois abattoirs (Lamballe, Montfort-sur-Meu et Saint-Maixent), ça nous fait une distorsion de 25 millions € ! Imaginez un peu...

Quelles sont les autres distorsions à la concurrence ?

Les Allemands ont un système de TVA forfaitaire qui leur procurent, en plus, 3 € par porc. Cette disposition fiscale est une survivance chez eux des années 1980 et il y a eu une prolongation de ce privilège avec la réunification. Il faut ajouter les aides qu'ils ont aussi sur le recours aux énergies d'avenir. Chaque pays institue des subventions pour la stimuler : la méthanisation a fleuri chez eux, avec un taux de rachat de 26 centimes d'euro, contre 14 chez nous. Toutes les conditions sont faussées.

Avez-vous des moyens d'actions aujourd'hui ?

On a porté plainte avec un collectif contre le dumping social. Après, c'est le système de la justice européenne qui va à son rythme. On a expliqué plusieurs fois le sujet au gouvernement, mais on n'a jamais eu d'écoute. À l'heure actuelle, nous sommes incapables de réagir et on va entrer dans une phase de récession, selon les cours que l'on va obtenir en cette année de décision au niveau des éleveurs. Ces quatre années de crise nous ont laissés une situation de trésorerie extrêmement délicate et seuls les abattoirs les plus performants vont pouvoir envisager une mise aux normes « bien-être ».
Recueilli par Julia FOUQUET.
Ouest France -
lundi 16 janvier 2012
Par Syndicat de la charcuterie - Publié dans : Industrie charcutière
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 22:36

Nouvelle mobilisation de défense de La Poste samedi 21 janvier à Cléguérec. La réduction du service continue de mobiliser...

À l'appel de nombreux élus de la commune, du canton, de nombreuses communes du Centre-Bretagne et du comité local de défense des services publics, environ 250 personnes se sont rassemblées samedi, devant LaPoste du chef-lieu de canton, pour protester contre la réduction des jours d'ouverture de l'établissement public cléguérecois.

Non à la seule logique de la rentabilité

Les différents intervenants qui se sont succédés pour dénoncer la dégradation du service rendu à la population (fermeture du guichet les lundis et jeudis après-midi) et se refusent à «La seule logique de la rentabilité appliquée à l'ensemble des services publics, particulièrement en zone rurale de la Bretagne centrale».

Et de rajouter: «Pour nous La Poste est le symbole du démantèlement du service public de proximité. Après les écoles, les administrations locales, on touche à une activité vitale pour nos petites communes...».

Le combat continue

Décidés à croiser le fer avec les pouvoirs publics centraux, les opposants à de tels projets ne baissent pas les bras et ont appelé à un grand rassemblement, samedi 21 janvier, dans la capitale du Chistr Per.

Réconfortés par cette mobilisation encourageante, ils en appellent à une plus forte mobilisation pour transformer l'essai et entendent ainsi démontrer que la volonté populaire de conserver des services publics de qualité sera plus forte que la seule logique du profit.

Par Syndicat de la charcuterie - Publié dans : Pays de Pontivy
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