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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 13:40
La justice a examiné la demande de reconnaissance comme accident du travail du suicide en février 2007 d’un salarié du Technocentre Renault à Guyancourt.Malgré une lettre sans équivoque, la Sécu refuse de reconnaître la maladie professionnelle.

Tatjana D., la veuve de Raymond D., technicien au Technocentre Renault qui s’est suicidé en février 2007, demandait au tribunal des affaires de la sécurité sociale (Tass) de Versailles de reconnaître le caractère professionnel du suicide de son mari.

« ILS VONT ME LICENCIER ET JE SUIS FINI »

« Je vous aime, vous n’y êtes pour rien, je ne peux plus rien assumer, ce boulot, c’est trop pour moi. Ils vont me licencier et je suis fini. »

Ces mots terribles, Raymond D., technicien au Technocentre Renault, les a écrits sur le tableau blanc d’écolier de son fi ls, avant de se donner la mort, dans la nuit du 15 au 16 février 2007, à son domicile. C’est alors le troisième suicide en quatre mois au Technocentre. Cette déclaration n’a pas suffi à la Caisse primaire d’assurance maladie, qui a refusé de reconnaître ce suicide comme maladie professionnelle.

Entré chez Renault en 1992, « Raymond était un salarié apprécié, fidèle en amitié, qui aimait son travail, un homme discret, rigoureux, un homme bien », rappelle Emmanuelle Boussard-Verrecchia, l’avocate de sa veuve. À partir de l’automne 2006, sa situation se dégrade : d’ordinaire joyeux et battant, il confie à ses collègues se sentir « super stressé », « ramener de la tension » à la maison, dort mal, n’a plus d’appétit. Un médecin diagnostique une « grande asthénie ». Les derniers jours, il fait part à ses supérieurs de sa surcharge de travail, les alerte sur le fait qu’il ne s’en « sort pas ».

Raymond D. est en principe aux 35 heures. L’enquête menée après sa mort révèle qu’il aligne des journées de 10 à 12 heures, jusqu’à 15 heures lorsqu’il se rend à l’usine de Sandouville, en Seine-Maritime, parfois plusieurs fois par semaine. Depuis l’été 2006, il doit faire face à une charge de travail croissante. Il hérite en septembre des fonctions de « pilote fonction démarrage », ce qu’il redoutait : l’ingénieur qui en avait la responsabilité a démissionné pour retrouver un semblant de vie personnelle. Pour Yasmine Tarasewicz, l’avocate de Renault, l’affaire est très simple : Raymond D. était « unanimement apprécié », très bien noté, ne s’était pas plaint de son travail, n’avait pas demandé d’aide : il n’y avait donc pas de dégradation des conditions de travail. « La réalité de ce dossier, c’est un salarié qui s’est imaginé qu’il était dans une situation professionnelle difficile. Or, il n’en était rien. »

Mardi, Renault a confirmé qu’il ferait appel de sa condamnation, le 17 décembre 2009, pour faute inexcusable dans le suicide d’un autre salarié du Technocentre, Antonio B. « Renault continue d’être dans le déni de ses responsabilités », a commenté sa veuve, présente hier à l’audience. Pour Renault, l’enjeu est énorme : si le Tass reconnaît le caractère professionnel du suicide de Raymond D., sa femme pourra rechercher la condamnation du constructeur pour faute inexcusable. Le tribunal se prononcera le 9 mars.

LUCY BATEMAN
L'humanité - le 15/01/2010

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Published by Syndicat de la charcuterie - dans Souffrances au travail
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