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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 18:22

Agroalimentaire - L'enquêteEnvoyez l'article à un ami


Unicopa, qui fut l'un des fleurons de l'agroalimentaire breton, vit ses derniers moments. Comment un groupe de cette importance, qui a compté jusqu'à 5.000 salariés et 18.000 agriculteurs adhérents, a-t-il pu connaître une telle descente aux enfers?

En février prochain, le sort d'Unicopa sera scellé définitivement par le tribunal de grande instance de Morlaix. Ce dernier devrait entériner le dépeçage d'un groupe qui a marqué l'économie bretonne. L'entreprise coopérative est en train de vendre aujourd'hui ses derniers bijoux de famille sous l'oeil vigilant de Bercy. Fragilisée par des crises agricoles à répétition et par l'évolution de la politique agricole commune, Unicopa paie peut-être aussi des choix stratégiques trop tardifs ou pas toujours judicieux.

Toucher à tous les métiers

Unicopa (Union des coopératives agricoles) a vu le jour en 1960 sous l'impulsion d'un petit groupe de coopératives finistériennes et costarmoricaines. C'est l'époque où la Bretagne fait sa révolution agricole et agroalimentaire. Les paysans se regroupent pour mettre en commun et transformer leur production. Unicopa va progressivement toucher à tous les métiers: lait, volaille, porc, viande bovine, charcuterie, aliment du bétail, légumes, oeufs... Le coeur de son métier reste le lait où la coopérative s'oriente fortement vers des produits industriels à faible valeur ajoutée, le beurre et la poudre de lait pour l'exportation. Elle développe aussi une importante activité fromagère (emmental, raclette, comté).

Des grandes marques

Le groupe coopératif s'impose dans le paysage économique breton. Les grandes marques de l'entreprise apparaissent aux yeux du grand public: Pic-Pic pour la volaille, Rippoz pour le fromage, Brocéliande pour la charcuterie... Unicopa sponsorise l'équipe de football d'En Avant de Guingamp et le navigateur Alain Gautier. Au milieu des années 90, le groupe, qui compte une dizaine de coopératives adhérentes, dépasse le milliard d'euros de chiffre d'affaires et possède 28 usines, dont 22 en Bretagne. Au fil de sa vie tumultueuse, ponctuée par une série de crises, Unicopa va se séparer d'activités en difficulté. «Nous faisions trop de métiers, nous étions trop dispersés», reconnaît un ancien cadre du groupe. En 1994, Unicopa se concentre sur ses quatre activités de base, le lait, la volaille, la charcuterie et l'alimentation du bétail.

Perte de pouvoir

Dans ses deux activités principales, lait et volaille, Unicopa dépend fortement, trop sans doute, des aides européennes à l'exportation. Dans le lait, elle s'allie en 2005 avec le savoyard Entremont, le champion de l'emmental, donnant naissance à un nouveau poids lourd, Entremont-Alliance. Unicopa, minoritaire au capital, perd le pouvoir dans sa branche laitière, alors que ses producteurs assurent l'essentiel de l'approvisionnement en lait des usines. Entremont-Alliance passe sous le contrôle de la compagnie financière du miliardaire belge Albert Frère. Tant que Bruxelles arrose les entreprises de ses aides à l'export, tout se passe bien. La réforme de 2003 renverse la vapeur: elle coupe le robinet aux entreprises et distribue les subsides européens directement aux producteurs. «Cette nouvelle orientation des aides a représenté un manque à gagner énorme pour Entremont-Alliance, plus spécialisée que les autres groupes laitiers dans les produits à faible valeur ajoutée», indique un cadre de l'entreprise. «Ce qui a contribué à affaiblir Unicopa». En juillet dernier, Christian Mazuray, le P-DG d'Entremont-Alliance, nous expliquait que l'entreprise était confrontée à un problème de prix du lait payé aux éleveurs. «En maintenant un prix plus élevé en France, on s'est fragilisé en ouvrant tout grand la porte aux concurrents des pays voisins.»

Un épineux dossier

Dans l'autre activité majeure, la volaille, «Unicopa n'a jamais gagné beaucoup d'argent et a affaibli la maison», comme l'indique l'un de ses anciens responsables. La filière a traversé une série de mauvaises passes avec la dioxine (1999), la grippe aviaire (2003), la concurrence des Brésiliens... En fin de compte, le groupe cédera en 2008 sa branche volaille à son confrère coopératif Terrena de Loire-Atlantique. Plus récemment, l'activité d'aliment du bétail est passée dans le giron de Terrena et Coopagri-Bretagne. La branche charcuterie Brocéliande a été avalée par le puissant groupe costarmoricain Cooperl. Si Unicopa s'est délesté de ses outils industriels, ceux-ci restent malgré tout pour la plupart au pays. Il reste à résoudre l'épineux dossier d'Entremont-Alliance pour lequel des négociations exclusives sont menées avec le géant français du lait Sodiaal (Candia). La réponse ne devrait pas tarder.

  • Frédérique Le Gall et Yves Drévillon

    le télégramme - le 13/01/2010

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Published by Syndicat de la charcuterie - dans Industrie agroalimentaire
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