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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 19:26

 Championne de France de la production porcine, volaillère et laitière depuis des décennies, l’agriculture bretonne ne nourrit plus ses paysans. Outre les dégâts environnementaux induits par les engrais chimiques et les déjections animales, le revenu des paysans bretons figure désormais parmi les derniers de l’Hexagone en dépit de l’augmentation permanente de la superficie des exploitations agricoles et des économies d’échelle réalisées dans l’industrie agroalimentaire. Des voix s’élèvent pour préconiser un autre modèle agricole.

La viande de porc et la viande de volaille sont avec le lait de vache les produits phares de l’agriculture bretonne depuis un demi-siècle. Mais il devient de plus en plus difficile de dégager un revenu décent dans chacune de ces productions. Naguère, l’atelier de volaille permettait souvent de compléter le revenu tiré de la production laitière. Parfois, l’atelier de porcs charcutiers jouait le même rôle. Aux yeux des banquiers, prêter de l’argent à un producteur de lait pour développer une production annexe incluant la construction d’un bâtiment coûteux n’impliquait pas une véritable prise de risque tant que le lait bénéficiait de prix stables et moyennement rémunérateurs…

Pourtant, au fil des ans, chaque branche de production s’est progressivement spécialisée sur son cœur de métier comme disent les industriels. En 1984, la mise en place des quotas laitiers s’est accompagnée en France d’un plan de cessation d’activité laitière visant à faire disparaître les petits producteurs. Chaque exploitation a ensuite vu croître son quota en fonction des disponibilités départementales, les installations de jeunes bénéficiant d’une partie de la réserve récupérée chaque année à l’occasion des départs en retraite.

L’élevage porcin s’est également spécialisé avec une augmentation permanente de la taille des porcheries favorisée par des crises de surproductions cycliques intervenant tous les trois ou quatre ans. Chaque crise a fait disparaître 10 % des éleveurs, à savoir les moins performants techniquement, voire les jeunes investisseurs techniquement bons mais trop endettés en phase de démarrage. Du coup, le nombre d’élevages porcins n’a cessé de se réduire au fil des ans tandis que progressaient les tonnages de porcs produits en Bretagne.

Car chaque porcherie en bon état était rachetée par un cochonnier financièrement solide lorsqu’un exploitant fragilisé par la dette n’était plus suivi par sa banque, laquelle s’efforçait de récupérer sa mise dans le cadre de la transaction. « En 2008, après la hausse des céréales, le prix des aliments composés était supérieur de près de 30 % à celui d’aujourd’hui. Les éleveurs ont perdu de l’argent avec un kilo de viande payé 1,23 euro.

Cette année, l’aliment a baissé de 45 euros la tonne mais le prix du porc a perdu 20 centimes par kilo. Les éleveurs en phase de remboursement d’emprunt continuent de s’endetter auprès des fabricants d’aliment et des groupements de producteurs qui fournissent la génétique et certains médicaments. Du coup, il se dit que la situation économique des élevages n’apparaît pas dans sa totalité dans les bilans comptables présentés aux banques pour solliciter de nouveaux emprunts », affirme un technicien d’élevage sous couvert d’anonymat (…)

Gérard Le Puill

La suite de l’enquête est publiée dans l’Humanité du jeudi 7 janvier 2010

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Published by Syndicat de la charcuterie - dans Info Bretagne
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