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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 23:36

 Les représentants de l'intersyndicale (CFDT, CGT, FO) s'apprêtent à présenter les propositions de la direction au personnel, hier après-midi.</P>

 

 

« On a vu l'usine fermer petit à petit... » À cette salariée de Saupiquet, « plus de 25 ans de maison », l'annonce de la fermeture de l'usine laisse un goût amer. « On a un sentiment de gâchis. »

En 2003, « un pic de production, on ne savait plus où donner de la tête, on a fait les 3x7. Puis la situation s'est dégradée de 2004 à 2006 avec un rebond en 2007. Puis 2008... » Rien ne va plus.

Mais « les salariés ont donné, on a fait des efforts avec des semaines de 42 heures. Pour faire baisser les frais fixes importants sur ce très grand site... »

Mauvais choix ?

Pendant ce temps, la recherche de nouveaux marchés, de volumes, pour faire tourner les lignes de production, n'a pas porté ses fruits.

Ce sentiment de gâchis tient au fait « qu'on n'a pas l'impression que les dirigeants aient fait le maximum, analysent les représentants de l'intersyndicale (CFDT, CGT, FO). Comme d'accepter de faire du frais qui nous a pris des parts de marché importantes ou de fabriquer pour les marques de distributeur. »

Et puis l'usine de Saint-Avé ferme ses portes, mais la production ne s'arrête pas pour autant puisque « la ligne de fabrication de saladières est démontée en juin pour aller en Italie. Plus rentable là-bas ?... »

La ligne thon-sauce est quant à elle transférée à Quimper. C'est pour la faire tourner que la direction propose à 35 salariés avéens une mutation en Finistère.

Les coûts de la flotte ?

Saupiquet possède sa propre flotte de thoniers, cinq bateaux dont certains sillonnent les eaux dangereuses de la Somalie et des Seychelles. « En octobre 2009, deux thoniers ont été attaqués par des pirates. Ce qu'on sait, c'est que Saupiquet paye cher la protection de sa flotte. Combien ? On se dit que tout cela est démesuré par rapport aux difficultés qu'on a, ici. »

À Saint-Avé, « les ouvriers sont tristes, certains sont assez angoissés à l'idée de ne plus avoir de travail dans quelques mois », constatent les représentants de l'intersyndicale. D'autant que la moyenne d'âge est de « 45-55 ans avec une ancienneté de 40 ans... Pas facile... »

De « ce fleuron de l'agroalimentaire du pays de Vannes », il ne restera plus rien d'ici à trois mois. De Saupiquet en France, il ne restera que l'usine de Quimper et le siège à Courbevoie.

 

Isabelle JOHANCIK.

Ouest france - le 19/01/2010

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Published by Syndicat de la charcuterie - dans Info Bretagne
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